Quand Frédéric Daerden met la pression dans la dossier ArcelorMittal

Publié le 18 Février 2013

Quand Frédéric Daerden met la pression dans la dossier ArcelorMittal

Depuis les annonces de fermetures des sites sidérurgiques, d’abord du chaud puis du froid, par ArcelorMittal en région liégeoise, de nombreux hommes et femmes politiques se sont mobilisés, enchaînant déclarations, communiqués de presse voire même propositions, parfois creuses, parfois plus détaillées. Parme ces politiques, on retrouve l'eurodéputé socialiste, également bourgmestre de Herstal, Frédéric Daerden. La mobilisation de ce dernier n'est pas à contester. Via sa position de député européen., il a rencontré les syndicats, invités les eurodéputés à Liège, interpellé au Parlement européen, assisté aux manifestations, etc. Et il va même plus loin, n'hésitant pas à mettre la pression... Entretien.

M. Daerden, pourquoi avoir pris le dossier de la sidérurgie à bras-le-corps?

Il y a plusieurs raisons. Je suis tout d’abord convaincu que l’avenir de l’Europe passe par l’industrie forte. Et que du coup, cela nécessite un coup de force pour changer la logique actuelle. Toutes les puissances économiques, des USA au Japon en passant par l’Inde et la Chine, l’ont fait. L’Europe ne peut pas passer à côté. On est à 15-16% du PIB européen qui est produit grâce à l’industrie. Mais on se doit au minimum d’arriver à 20%! Et dans cette industrie, la sidérurgie doit devenir un secteur prioritaire. Si nécessaire, avec une intervention des pouvoirs publics.

Oui mais à tout prix?

Non. Bien sûr qu’il faut une capacité de production interne, réaliste et rentable. Nous devons miser sur deux choses: la haute valeur ajoutée et les secteurs de niche. Ce sont deux choses différentes. Et ces secteurs, il faut les aider via une forme de protectionnisme. Et que ceux qui ne respectent pas les mêmes normes sociales et environnementales que nous soient pénalisés! Soit via un paiement pour accéder à notre marché, soit tout simplement en leur en interdisant l’accès!

On dit généralement que Marcourt est l’homme des syndicats. C’est vrai aussi pour Frédéric Daerden?

Oui, tout-à-fait.

Tout le temps?

Non, non, pas à tout prix. Mais je veux être un homme politique proche de la base. Maintenant, tout ce qui est dit par les syndicats n'est pas toujours juste et est parfois orienté dans leur rôle.

Vous avez annoncé, dans une interview au Vif, qu’il fallait une solution claire dans les trois mois. Vous mettez la pression sur Jean-Claude Marcourt?

Ce n’est pas une question de pression. Mais il faut un discours clair envers les travailleurs. Eux doivent accepter qu’il nous faille du temps en vue de dégager la meileure piste quant à une reprise de la sidérurgie liégeoise. Mais nous, nous ne devons pas les faire languir éternellement. Et à moment donné, on doit dire: "ceci est notre piste." Le pire, c’est l’inconnue. D'ailleurs, Jean-Claude Marcourt lui-même a déclaré qu'il fallait aller vite dans ce dossier puisqu'il a déclaré se donner deux mois pour présenter une position réaliste et réalisable sur ce dossier. Il faut penser à ces travailleurs et à leurs familles qui sont dans l'attente et ne savent finalement pas de quoi demain sera fait...

Pour en revenir à l'Europe, les ministres wallon et français de l'Economie, Marcourt et Montebourg, ont rencontré le commissaire Tajani. On a l'impression que tous les regards sont tournés vers elle. Mais saura-t-elle seulement relever le défi?

En fait, honnêtement, j'ai mes pires craintes par rapport à l'Europe sur ce dossier. Pourquoi? Parce que l'Union européenne est de nature conservatrice et nationaliste. Il y manque clairement une vision progressiste. Tout ça, au final, traduit le manque de pouvoir de l'Europe. Si les citoyens ne voient pas qu'elle est capable de faire plier un géant comme Mittal, alors c'est grave! C'est pourquoi il faut qu'elle soit dotée de moyens financiers supplémentaires et qu'elle soit plus indépendante par rapport aux pays qui en sont membres.

Photo: Frédéric Daerden, bourgmestre de Herstal et Député européen - PS (Crédit: Sophie Kip)

Rédigé par Gaspard Grosjean

Publié dans #Politique, #PS

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vanherck yvette 18/02/2013 20:29

fredo tu nous prends tout ce que nos grand parents avaient obtenu

mezzatesta h 18/02/2013 18:26

Humberto Mezzatesta MITTAL na rien couler Mital est juste un investiseur qui a mis du fric et qui lui a raporter POINT. Le voleur c est L Etat ,Eta ns vole depui des année et la on ne dit rien et vs taper sur une personne . Batter vs comme en 69 la les gents se battai et n avai pas peur oui vs dite et toi bin moi je sui pret mai nos parent eux se serrai battu avec armes en main je^pousse a la revolte non mai que l Eta arete de ns prendre pour des cons donner leur 1000 EURO par moi a touts c est politicien et la o verra . ( Pardon pour l orthog)