Le MR liégeois a aussi son "Club des Cinq"

Publié le 5 Janvier 2013

Le MR liégeois a aussi son "Club des Cinq"

Daniel Bacquelaine, Philippe Dodrimont, Pierre-Yves Jeholet, Hervé Jamar et Gilles Foret. Voilà les nouveaux "dirigeants" du Mouvement réformateur en province de Liège. Cela sera officialisé après les élections internes de début janvier. Mais l'issue est déjà certaine.

Dans quelques jours à peine auront lieu les élections internes au Mouvement réformateur. Les militants auront à élire les présidents des fédérations provinciales, des fédérations d’arrondissement et des sections locales.

En province de Liège, cinq présidences sont particulièrement importantes: la Fédération provinciale du MR, l'arrondissement de Liège, l'arrondissement de Verviers, l'arrondissement de Huy-Waremme et la section de Liège-Ville.

Et l'on peut d'ores et déjà donner les noms des futurs présidents. Il s'agira, dans l'ordre, de: Daniel Bacquelaine, Philippe Dodrimont, Pierre-Yves Jeholet, Hervé Jamar et Gilles Foret.

Aucune autre candidature n'a en effet été enregistrée par les instances du parti pour venir les concurrencer. L'intérêt de l'élection qui se déroulera du 10 au 12 janvier réside plus dans le taux de participation des militants, donc. Deux changements sont à signaler: Gilles Foret remplace Christine Defraigne qui ne peut statutairement plus se représenter à la présidence du MR de Liège-Ville. De quoi définitivement mettre en place la jeune génération des réformateurs de la Cité ardente qui monte de plus en plus. L'autre changement est à Huy-Waremme où le bourgmestre d'Hannut Hervé Jamar endossera le costume occupé par Luc Gustin, mayeur burdinnois.

Ces postes revêtent un caractère paticulièrement important puisque ce seront ces présidents qui devront confectionner les différentes listes électorales en vue de l'importantissime scrutin de 2014 qui verra s'entremêler élections fédérales, régionales et européennes. L'objectif du MR est clair: assurer sa deuxième place comme parti francophone et grappiller son retard sur le Parti socialiste. Avec la volonté certaine de quitter l'opposition en Wallonie et à Bruxelles afin de revenir aux commandes. Dans cette optique, deux scénarios sont évoqués: une coalition des deux plus grands partis PS-MR ou une "jamaïcaine" MR-cdH-Ecolo.

Pour Gilles Foret, il faut déjà voir au-delà de 2014 et avoir les communales de 2018 en ligne de mire. Car un constat est apparu lors des élections d'octobre dernier: le MR, outre sa perte de trois sièges, doit impérativement avoir de plus gros faiseurs de voix. Car si on enlève Christine Defraigne et Gilles Foret qui occupaient les deux premières places de la liste, personne n'a franchi la barre symbolique des 2.000 suffrages!C'est trop peu. Gilles Foret va donc devoir guider cette "jeune" génération déjà expérimentée dont il fait partie afin de devenir un parti incontournable à Liège. Ce qui n'est pas le cas actuellement.

Gilles Foret (Photo: S.Kip)

Gilles Foret (Photo: S.Kip)

Rédigé par Gaspard Grosjean

Publié dans #MR, #Liège

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