Jacky Morael: "Je ne briguerai plus de mandat électif"

Publié le 7 Février 2013

Jacky Morael: "Je ne briguerai plus de mandat électif"

Seconde interview politique sur "Infopol". Cette fois, c'est Jacky Morael, sénateur et figure emblématique du parti écologiste, qui est mis sur le gril. Entretien.

M. Morael, vous souhaitez prendre du recul à l’horizon 2014, date de l’importantissime scrutin. Vous ne serez plus du tout candidat?

"Je ne briguerai en tout cas plus de mandat électif. Je reste à la disposition de mon parti pour pousser une liste, que ce soit au fédéral ou même à l’Europe. Mais voilà, j’estime qu’il faut aussi laisser la place à la relève, par ailleurs de grande qualité. Donc non, je ne brigue pas de place élective."

Mais vous ne quittez cependant pas totalement la politique?

"Non dans le sens où je suis et resterai un membre et un militant actif d’Écolo. Je continuerai à participer aux réunions internes du parti, aux bureaux de parti, aussi. Et puis je resterai aussi fort impliqué dans la locale de Liège."

Durant votre carrière politique, quel est le moment le plus "fort" que vous ayez vécu?

"J’en ai deux. Le premier, c’est en 1991 où Écolo a réalisé son tout premier gros carton électoral. Il y en a eu d’autres par la suite mais celui-là, c’était vraiment une première. Puis, quelques années plus tard, en 1999, il y a eu les négociations en vue de former le Gouvernement fédéral sous la houlette de Guy Verhofstadt. Et j’avais participé à ces fameuses négociations au nom de ma formation. Cela a pris du temps, plusieurs semaines, mais ça reste un grand souvenir."

Écolo n’a pas réussi à intégrer la majorité à Liège. On se rappelle que pour la dernière place, trois noms revenaient: Wesphael, Cremasco et vous-même. Pourquoi, tout en annonçant clairement qui siégera s’il est élu, ne pas s’être tous mis en vue de faire gagner des sièges au parti?

"Personnellement, je regrette que Veronica (Cremasco, N.D.L.R.) n’ait pas accepté de figurer sur la liste. Mais voilà, maintenant, il faudra peut-être prendre ce genre de paramètre en compte dans six ans…"

Question plus large maintenant. En région liégeoise, certains partis en accusent d’autres de populisme. Mais on a vraiment l’impression qu’Écolo ne joue pas là-dedans. Est-ce votre opinion?

"Tout-à-fait. Nous ne faisons pas de populisme contrairement aux autres. On analyse et on recherche des solutions. Maintenant, la majorité des gens préfèrent des slogans chocs et faciles. Mais voilà, ce n’est pas dans notre A.D.N. de faire ça. On voit que certains partis des extrêmes, comme Vega ou le PTB, dénoncent des problèmes, avec raison d’ailleurs, mais n’apportent pas de solutions."

Crédit photo: Thomas Van Ass

N.B.: L'interview complète est à lire dans La Meuse - Liège de ce vendredi 8 février.

Rédigé par Gaspard Grosjean

Publié dans #Politique, #Liège, #Ecolo

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Jean-Marc L. 08/02/2013 14:38

Pour le moins interloqué de voir Vega associé aux termes "partis des extrêmes" et prétendument "n'apport[ant] pas de solutions"...

Sébastien J. 18/02/2013 17:22

Et le PTB